LA PLACE, LE CHÂTEAU ET LA CORNEILLE « Érigée en bordure de l’Adour (autrefois fleuve très débordant), cette agglomération du canton de Tarbes-Nord, proche de Tarbes et d’Orleix, fut très souvent inondée. Son patronyme, d’origine celtique, proviendrait, de l’expression : « lous bourbiers », attribuée aux terrains de plaine rendus marécageux par les cours d’eau, ruisseaux, canaux d’irrigation, etc …, les sillonnant. De « bourbiers », on aboutit à bourbous, puis, en abrégé, à Bours.

Selon un vieil écrit, les créateurs du premier village auraient appartenu à la tribu des Riparia Aturensis logeant dans des huttes bâties sur pilotis afin de les prémunir contre les hausses rapides des eaux de l’Adour. Puis, au Xème siècle, un notable de la seigneurie de Dours y aurait érigé un petit château ainsi qu’un moulin ; cela expliquerait le nom de « lou cami dé mouli dou Castet (chemin du moulin du château), donné à une voie tracée dans les bois, parallèle à l’Adour et qui allait de Tarbes à Bours. Il existait encore en 1920 et était un itinéraire pour les pêcheurs… et aussi pour les amoureux qui, l’été, fréquentaient le bois de Bours et les rives ombragées de l’Adour. D’ailleurs, ce bois servait également de terrain de manœuvres aux fantassins, puis aux tirailleurs sénégalais casernés à Reffye. Les jeudis et dimanches, les jeunes scouts tarbais y appliquaient les préceptes du fameux Baden-Powell.

Revenant 7 siècles en arrière, signalons également qu’un document du XIIIème siècle mentionne que les religieux de l’Escale-Dieu, seigneurs de Bours, et dépendant de la maison comtale du Lavedan, eurent en cet endroit castel, ferme et métairies, détruits durant les guerres de religion.

Cela permet d’authentifier comme blason communal possible l’écu précité, qui, sur fond d’or, porte un château de sable sur tertre de sinople, et, d’autre part, sur fond bleu azur, une corneille lavedanaise perchée sur une branche. Cet écu aurait pu s’adorner de truites d’argent puisqu’on assure que deux jours par trimestre, les habitants de Bours asséchaient leurs canaux pour y ramasser à pleins seaux ces délicieux poissons d’où le sobriquet de « Chuco trauetos » qui leur fut octroyé. N’allez pas croire qu’il s’agit là d’un récit aussi malicieux que fantaisiste puisque le journal « Le Semeur », dans son numéro du 8 septembre 1907, parla des « pêches providentielles » de Bours. Le jour de la fête locale, vous recevrez confirmation de ces pêches...à la casserole, et si vous admirez le clocher de l’église, un sexagénaire sera là pour vous conter comment il fut construit, grâce à la calotte de laine d’un conseiller municipal de l’époque, ce qui valut aux édiles responsables le surnom (maintenant oublié) d’ets calotos de Bours.

En 1880, un bon desservant de l’endroit déclara « que ses ouailles étaient simples, pacifiques, laborieuses, économes et d’une grande cordialité ». Avec l’aimable collaboration de Georges Vignaux

Histoire du Village

Article de la Nouvelle République et signé J.Védère

SITE OFFICIEL DE LA MAIRIE DE BOURS
1 rue de la république 65460 BOURS
Tél. 05.62.37.62.80 -
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